Masque et superposition
Isoler une zone, enrichir le décor puis fondre les éléments dans une composition cohérente.
Le tournage est terminé, le film prend forme. Montage, étalonnage, effets visuels et mixage assemblent chaque plan pour donner au projet sa forme définitive.
Construire le rythme du film.
Sélectionnez une étape pour comprendre son rôle dans le montage.
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Tournez votre téléphone pour utiliser l’outil
Effets visuels
Isoler une zone, enrichir le décor puis fondre les éléments dans une composition cohérente.
Détecter, mailler puis intégrer précisément un effet au visage.
Analyser le mouvement pour retrouver un cadre stable et naturel.
Suivre un mouvement dans l’image ou reconstruire celui de la caméra pour ancrer précisément un élément dans la scène.
Transformer une prise brute en voix exploitable.
Le rythme de la voix reste intact : seuls le bruit et les excès sont maîtrisés.
Construire la bande-son par couches complémentaires.
Corriger, organiser et placer chaque couche.
Aucun traitement actif : vous entendez la piste brute.
Équilibrer les couches et livrer le Master.
Le son porte la moitié de ce qu’un film raconte, et c’est la partie qu’on ne remarque que lorsqu’elle est ratée. Un montage image terminé ne livre qu’un son direct : des prises inégales, captées dans des conditions qu’on ne choisit pas toujours. Voici le trajet qui les transforme en bande-son.
Le son direct arrive avec tout ce que le tournage y a mis : souffle de ventilation, circulation, réverbération d’une pièce vide, bruits de bouche, frottement d’un micro-cravate sur un vêtement. Chaque défaut appelle son outil — réduction de bruit par empreinte spectrale, dé-réverbération, égalisation corrective, maîtrise des sifflantes — et chacun s’arrête avant que la voix perde sa matière. Le repère est simple : le rythme et le grain doivent rester intacts.
Une bande-son s’écrit en strates, chacune avec une fonction précise : la voix porte le propos, l’ambiance installe le lieu, le bruitage rend aux corps leur poids — pas, tissus, portes —, les effets ponctuent le montage, la musique tient l’arc émotionnel. Rien n’est posé par défaut : chaque couche est choisie pour ce qu’elle ajoute et calée à l’image près.
Égalisation pour dégager à chaque source sa place dans le spectre, traitement dynamique pour tenir les écarts sans écraser l’interprétation, spatialisation pour répartir gauche, centre et droite, réverbération commune pour que tout partage le même espace. C’est ce travail qui fait que des éléments enregistrés séparément, parfois à des mois d’intervalle, finissent par sonner comme une seule prise.
L’équilibre final se juge à l’écoute, et sur plusieurs systèmes : casque, enceintes, et le haut-parleur d’un téléphone, puisque c’est souvent là que le film sera vu. Le mix est ensuite calibré aux normes de diffusion — −23 LUFS en EBU R128 pour la télévision, autour de −14 LUFS pour les plateformes, crête vraie limitée à −1 dBTP — puis livré en stéréo ou en 5.1, avec les versions séparées que demande une diffusion internationale.
Un son juste ne s’entend pas : il laisse toute la place à ce qui est raconté.